HADOPI, l’histoire d’une grande injustice !

Pour certains et certaines d’entre vous, HADOPI vous parle. Tout d’abord rappelons ses initiales: Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet.

Une grande suite de mots pour simplement dire qu’il s’agit de lutter contre les téléchargements de fichiers musicaux et de films protégés par des droits. Que ce soit via un site pour télécharger un film ou le visionner en streaming (c’est à dire vous vous visualisez le film en ligne), dès lors que le support original n’est pas en votre possession, le droit français vous l’interdit.

Voilà donc la signification de cette autorité que les contribuables français paient chaque année la modique somme de 8,5 millions d’euros.

En pratique, cette autorité met à disposition des œuvres et lorsque vous en téléchargez une vous êtes alors flashés ! C’est à dire que vous rentrerez dans une procédure à échelons, à 3 niveaux, la première consistant à recevoir un simple email qui vous informe du risque que vous encourez. Dans les 6 mois qui suivent, si vous êtes de nouveau flashés, vous recevrez de nouveau un email ainsi qu’un courrier simple, et enfin dans les 6 mois qui suivent le second avertissement, en cas de récidive, vous recevrez un courrier recommandé vous informant que l’autorité réfléchi à vous renvoyer devant la justice française. Il n’y a en effet aucun automatisme.

A chaque courrier reçu, l’HADOPI vous informe donc de la vulnérabilité de votre connexion Internet, car en effet cette dernière récolte uniquement votre adresse IP. Vous avez donc pu être susceptible de voir votre connexion Wifi piratée, mais vous seul êtes responsable de votre connexion.

Mais voilà, car le but de cet article n’est pas de vous répéter ce que vous savez déjà, mais ce système n’est pas infaillible en revanche, si vous vous devez d’être vigilant, l’HADOPI se contre fiche de tous soucis techniques de son côté.

Afin de mettre en pratique et de dénoncer ce scandale, j’ai simplement téléchargé une oeuvre musicale sur un site de partage (car bien évidemment les majors, comprenez par là Grandes entreprises du monde musical, mettent la pression pour la protection de leurs oeuvres) et j’ai attendu….attendu…attendu… le 21 août 2017 je reçois alors un email et un courrier simple qui m’informe d’une 2ème avertissement concernant un téléchargement illégal. Vous l’avez bien compris, aucun premier avertissement ne m’avait été envoyé auparavant. Pourtant l’adresse mail était correcte puisque le second m’est parvenu. Le système semble donc faillible ?

Pour continuer mon test et creuser un peu plus l’affaire, j’ai contacté HADOPI par téléphone. Malheureusement le personnel qui vous accueille ne cesse de répéter ce que vous savez déjà et rien de plus. Le fait même que l’adresse postale ne soit pas correcte sur le courrier n’est pour eux pas un soucis. Étonnant. Le pire ? C’est à vous de vous retournez contre votre fournisseur car ce dernier a fourni la mauvaise adresse, la loi en effet n’est pas en votre faveur dans ce cas précis !

J’ai donc demandé via le site en question, la nature de l’oeuvre téléchargée et j’ai également demandé pourquoi je n’avais jamais reçu le premier avertissement. Dans le cas une réponse m’a été donnée, dans le second cas rien, même 3 mois après. Il existe donc bien un soucis technique chez HADOPI concernant l’envoi de mail mais le silence est de rigueur.

Lenteur administrative, adresse IP facilement usurpée, réseau wifi piratable, vous l’aurez compris ! 8,5 millions d’euros payés par les contribuables, dont vous et moi, pour un système faillible mais pour lequel la loi est en votre défaveur ! Même si vous ne téléchargez pas, vous risquez à tout moment de recevoir un avertissement.

Pour information, HADOPI au 1er Janvier 2017, c’est 8,12 millions de courriers emails, dont 1502 transferts à la justice. Un système qui coûte plus qu’il ne rapporte puisque seuls 264 cas ont été sujets à une amende allant de 150 à 800 euros. Les espagnols d’ailleurs ont abandonné ce système jugé trop couteux.

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